Art de vivre · Hobbies

Exemples de hobbies

trouver celui qui vous ressemble

Créer, bouger, apprendre, souffler, rencontrer : un tour d’horizon concret, et une méthode simple pour choisir sans vous tromper.

Bol en argile fraîchement tourné, posé sur une plaque de plâtre dans un atelier de céramique
Réponse rapide

Les hobbies se rangent en cinq familles : créer (dessin, céramique, couture), bouger (randonnée, danse, escalade), apprendre (lecture, échecs, langues), se détendre (aquarelle, plantes, méditation) et partager (jeux de société, chorale, bénévolat). Le bon hobby n’est pas le plus impressionnant : c’est celui qui colle à votre besoin du moment, à votre temps réel et à votre budget de départ.

  • Cinq familles : créatifs, physiques, intellectuels, apaisants, sociaux — cherchez le contrepoids de vos journées.
  • Tester petit : séance d’essai, matériel prêté ou d’occasion, avant tout investissement.
  • Temps réel : une heure par semaine pointe vers le dessin, la lecture ou la course ; trois heures ouvrent les clubs et les ateliers.
  • Sur un CV : trois ou quatre centres d’intérêt réellement pratiqués, formulés avec précision.

Un hobby, c’est quoi exactement ?

Un hobby, c’est une activité que vous pratiquez régulièrement, pour le plaisir, sans que personne ne vous le demande. La régularité fait toute la différence. Regarder une série un dimanche pluvieux, c’est une occupation. Tenir un carnet de croquis depuis huit mois, même maladroitement, c’est un hobby.

Ce n’est pas un détail de vocabulaire. Une activité qui revient chaque semaine installe quelque chose : une progression, des rituels, parfois une petite communauté. Elle crée un espace où vous n’êtes ni en train de produire, ni en train de scroller. C’est devenu rare, donc précieux.

Et non, il n’y a pas de hobby « sérieux » et de hobby « futile ». Les échecs et le crochet reposent sur le même principe : un cadre, des codes à apprendre, une marge de progression qui n’appartient qu’à vous.

Créer de ses mains

dessin, céramique, couture

C’est la famille la plus visible du moment — la céramique a envahi les feeds, le tricot a rajeuni, la couture est revenue par la petite porte de la seconde main. Ce n’est pas nouveau, mais c’est bien fait.

Le dessin reste la porte d’entrée la plus simple : un carnet, un crayon, et l’essentiel du travail consiste à accepter d’être mauvaise pendant un moment. La céramique, elle, demande un atelier équipé — la plupart des villes proposent des cours où le four et la terre sont fournis, ce qui évite d’investir avant de savoir si la matière vous parle.

La couture a un avantage singulier : elle produit des objets que vous portez vraiment. Commencez par une tote bag ou un ourlet, pas par une veste tailleur. La photographie ne nécessite même plus de boîtier pour débuter, un smartphone suffit à travailler le regard — le matériel vient après, si l’envie tient. L’écriture ne coûte rien du tout, et la cuisine créative a ce mérite rare : ratée, elle se mange quand même souvent.

Point commun de toute la famille : un démarrage possible à petit budget, et un vrai marqueur de progression. Vous voyez ce que vous faisiez il y a six mois. C’est motivant ou vexant, selon les jours.

Bouger

les hobbies qui sortent de l’écran

Si rester assise une heure de plus vous semble une punition, cherchez plutôt de ce côté.

La randonnée est probablement le hobby le plus accessible de France : des sentiers balisés partout, une paire de chaussures correcte, et c’est tout. La course à pied suit la même logique, avec en prime une scène sociale qui a explosé — les clubs de running sont devenus un vrai phénomène, à mi-chemin entre le sport et l’apéro. Ça tient six mois, à voir si ça tient cinq ans.

Courir seule avec un podcast et courir en club le jeudi soir, c’est le même geste, mais pas du tout le même hobby.

Julia Ferreira

La danse coche une case que peu d’activités cochent : on y apprend avec son corps et avec les autres en même temps. Le yoga joue la carte inverse, celle du rendez-vous avec soi — studio ou salon, tapis et vidéos gratuites. L’escalade de bloc a conquis les villes avec ses salles colorées et sa culture accueillante pour les débutantes. Et le jardinage, souvent rangé à tort chez les activités de grand-parent, est un sport de patience doublé d’un cours de sciences naturelles grandeur nature. Un balcon suffit pour commencer.

Nourrir sa curiosité, un sujet à la fois

La lecture d’abord, évidemment — mais en hobby assumé, pas en injonction culpabilisante. Un vrai rythme, une pile assumée, éventuellement un club de lecture pour la dimension sociale.

L’apprentissage d’une langue est un hobby de long terme : quelques minutes par jour sur une application ne suffisent pas à parler, mais suffisent à entretenir le lien, et un cours du soir ou un tandem de conversation fait le reste. Les échecs ont connu une seconde jeunesse spectaculaire depuis « Le Jeu de la dame » et l’essor du jeu en ligne — on peut désormais progresser sans club, même si le club reste l’endroit où l’on apprend le plus vite.

La généalogie est un hobby d’enquête, et elle commence rarement par un logiciel : faites d’abord parler la famille, puis passez aux registres d’état civil numérisés des archives départementales, accessibles gratuitement en ligne. L’astronomie, elle, demande plus de patience que de matériel : une application de carte du ciel, un lieu éloigné des lampadaires, et un premier repérage à l’œil nu avant même de penser au télescope. Quant aux podcasts et documentaires, ils ne deviennent un hobby qu’à une condition : passer de la consommation au suivi réel d’un sujet — celui qu’on creuse, qu’on recoupe, dont on finit par parler un peu trop en dîner.

Bon à savoir

Beaucoup de hobbies se testent gratuitement ou presque : la plupart des clubs et associations proposent une séance d’essai, les médiathèques prêtent souvent bien plus que des livres (jeux, instruments, graines selon les villes), et le matériel d’occasion existe dans toutes les disciplines.

Se poser ou rencontrer du monde

Deux besoins opposés, une même exigence : l’activité doit vous rendre quelque chose — du calme, ou du monde.

Côté calme, l’aquarelle a un avantage sur le dessin : même approximative, elle produit quelque chose d’agréable à regarder. Les plantes d’intérieur sont un hobby à part entière dès qu’on dépasse le stade du pothos qui survit malgré vous — bouturage, substrats, étagères qui débordent. La méditation et le journaling jouent dans la même catégorie : peu spectaculaires, très peu coûteux, avec une durée de vie étonnante chez celles qui s’y tiennent.

Côté social, les jeux de société vivent un âge d’or contemporain — bars à jeux, soirées dédiées, une scène entière loin du Monopoly familial. La chorale reste l’un des moyens les plus rapides de rencontrer des gens qu’on n’aurait croisés nulle part ailleurs, sans besoin de savoir lire une partition. Le bénévolat, enfin, est un hobby au sens plein : régulier, choisi, gratifiant — dans une association locale, une ressourcerie, un club sportif de quartier.

Comment choisir le hobby qui vous correspond

La bonne question n’est pas « qu’est-ce qui est bien ? » — tout est bien, c’est le problème. La bonne question, c’est ce que vous cherchez à combler. Trois filtres suffisent.

  1. Identifiez le besoin qui domine

    Créer, bouger, apprendre, souffler, rencontrer. Une journée de travail passée devant un écran appelle rarement un hobby sur écran, et un quotidien déjà très social appelle parfois une pratique en solitaire. Cherchez le contrepoids, pas le prolongement.

  2. Comptez votre temps réel, pas le temps rêvé

    Une heure par semaine élimine d’office les activités à forte logistique et pointe vers le dessin, la lecture ou la course. Trois heures ouvrent les cours collectifs, les clubs, les ateliers.

  3. Fixez un budget d’essai, pas un budget d’équipement

    Testez petit, investissez ensuite. Le vélo d’appartement qui sert de portant à vêtements est un genre littéraire à lui tout seul : le matériel se mérite, il ne déclenche pas la pratique.

Et si le premier essai ne prend pas, ce n’est pas un échec. C’est une donnée.

Quels hobbies mentionner sur un CV ?

Puisque la question se pose souvent dans ce contexte, autant y répondre franchement : oui, la rubrique compte, et non, elle ne se remplit pas au hasard.

Trois ou quatre centres d’intérêt maximum, réellement pratiqués — le recruteur qui accroche sur votre ligne « théâtre d’improvisation » posera la question en entretien, et le bluff se voit en dix secondes. Privilégiez ce qui dit quelque chose de vous en lien avec le poste : un sport collectif raconte autre chose qu’un marathon, une pratique associative autre chose qu’un blog.

Surtout, soyez précise plutôt que générique. « Lecture, voyages, cinéma » ne dit rien de personne — c’est la ligne par défaut de tous les CV de France. Les hobbies croisés plus haut donnent des formulations qui, elles, ouvrent une conversation.

Plutôt que « créative »

« Céramique en atelier depuis deux ans »

Une pratique datée et située : le recruteur visualise, et la question d’entretien devient une conversation, pas un contrôle.

Plutôt que « jeux »

« Membre d’un club d’échecs »

Le cadre collectif dit la régularité et l’engagement — deux choses qu’une simple liste de goûts ne prouve jamais.

Plutôt que « aime aider »

« Bénévole en ressourcerie »

Un lieu, un rôle, une cause : trois points d’accroche concrets pour l’entretien, là où « engagement associatif » reste une abstraction.

Un hobby, sur un CV comme ailleurs, ne vaut que s’il est vrai. Le reste est une affaire de mise en forme.

Quelle différence entre un hobby, un loisir et une passion ?

Le loisir désigne tout ce qu’on fait sur son temps libre, même passivement. Le hobby ajoute la régularité et un début d’engagement : on y revient, on progresse. La passion, c’est le degré au-dessus — quand l’activité devient un fil rouge qui structure une partie de la vie. La frontière est floue, et c’est très bien comme ça.

Quel hobby choisir quand on a très peu de temps ?

Privilégiez les activités sans logistique : lecture, dessin, écriture, course à pied, journaling. Elles se pratiquent par tranches de vingt ou trente minutes, sans réservation, sans trajet, sans matériel encombrant. Mieux vaut un petit hobby régulier qu’un grand projet qui attend le week-end parfait.

Quels hobbies mettre sur un CV ?

Trois ou quatre maximum, réellement pratiqués, formulés avec précision : « membre d’un club d’échecs » ou « céramique en atelier » plutôt que « lecture, voyages, cinéma ». Choisissez ceux qui apportent un éclairage utile sur votre profil pour le poste visé, et attendez-vous à ce qu’on vous pose la question en entretien.

Faut-il investir dans du matériel avant de commencer un hobby ?

Non. La plupart des activités se testent gratuitement ou presque : séance d’essai en club ou en association, matériel prêté en atelier, applications gratuites, médiathèques, occasion. La règle simple : tester petit d’abord, investir seulement une fois que la pratique s’est installée.

Est-ce grave d’abandonner un hobby au bout de quelques mois ?

Pas du tout. Essayer une activité et constater qu’elle ne vous convient pas fait partie du processus : vous avez appris quelque chose sur vos envies réelles. Ce qui compte, c’est de retenter avec un critère ajusté — plus social, plus calme, moins de logistique — plutôt que de conclure que les hobbies, ce n’est pas pour vous.