Coupe de cheveux Ronaldo 2017
Trois looks marquants — le quiff à raie nette, les pointes décolorées de la finale, le buzz cut d’après-match — et comment les porter sans être footballeur.
En 2017, Cristiano Ronaldo n’a pas porté une coupe mais trois : un quiff texturé à raie nette et dégradé serré toute la saison, des pointes décolorées le soir de la finale de Ligue des champions, puis un buzz cut surprise juste après la victoire.
- Une base commune aux deux premiers looks : des côtés courts en dégradé, du volume travaillé sur le dessus.
- À demander au coiffeur : « dégradé sur les côtés, longueur sur le dessus, raie marquée » — photo à l’appui.
- Le dégradé fait le style : le travail des côtés compte plus que la longueur du dessus.
- Le cheveu décide : un cheveu épais et droit tient le quiff bien plus facilement qu’un cheveu fin.
En 2017, Cristiano Ronaldo n’a pas porté une coupe, mais trois. Sur la saison, il a gardé un dessus travaillé, coiffé vers l’avant, avec une raie nette sur le côté et des cheveux très courts autour. Le soir de la finale de la Ligue des champions, en juin, il jouait avec des boucles un peu plus longues et des pointes éclaircies. Et juste après la victoire du Real Madrid, il a tout coupé pour réapparaître le crâne quasi rasé. Trois looks, une même logique de départ, et surtout trois niveaux d’engagement très différents pour qui voudrait s’en inspirer.
Ce qui suit n’est pas une fiche people, mais une lecture de coiffeur : ce que chaque coupe demande techniquement, à qui elle va, et comment la formuler à son propre coiffeur sans repartir avec autre chose que ce qu’on avait en tête.
Les trois looks de 2017, et ce qui les distingue
Le premier, le plus visible sur l’ensemble de l’année, est un quiff texturé : du volume ramené vers l’avant et le haut, une raie marquée sur un côté, des côtés nettement plus courts que le dessus. Le deuxième est une variation ponctuelle, vue lors de la finale : des pointes décolorées sur une longueur plus généreuse et plus bouclée. Le troisième est une rupture — un buzz cut, coupe à la tondeuse très courte et homogène, dévoilée pour célébrer le titre.
Le quiff à raie
Côtés courts en dégradé, dessus long ramené vers l’avant, raie marquée souvent soulignée d’un trait rasé. Le look le plus polyvalent.
Les pointes décolorées
Cheveu plus long et bouclé, pointes éclaircies. L’effet le plus voyant, mais aussi le plus exigeant à entretenir.
Le buzz cut
Tondeuse sur toute la tête, longueur homogène. Le plus radical, et paradoxalement le plus simple à vivre au quotidien.
Malgré leurs différences, les deux premiers looks partagent une même base : des côtés courts, souvent en dégradé, et un dessus conservé pour pouvoir être coiffé. C’est ce contraste entre des côtés ras et un dessus plus long qui donne l’effet net et structuré. Le buzz cut, lui, efface ce contraste en ramenant tout à la même longueur. Le comprendre évite déjà une erreur classique : croire qu’il existe une seule « coupe Ronaldo » à demander d’un bloc.
Le quiff texturé à raie nette
la signature de la saison
C’est la coupe que la plupart des gens ont en tête. Sa structure repose sur trois éléments. Les côtés d’abord, taillés court et fondus vers le haut : c’est le dégradé, et quand il descend jusqu’à la peau, on parle de skin fade. Le dessus ensuite, laissé assez long pour être ramené vers l’avant, ce qui crée le volume du quiff. La raie enfin, tracée nettement sur un côté ; chez Ronaldo, elle a souvent été soulignée d’un trait rasé au rasoir, le hard part, qui dessine une ligne franche entre la mèche et le côté court.
Ce qui rend ce look efficace, c’est cette netteté. Le dégradé allège les côtés et allonge visuellement le visage, le volume rééquilibre l’ensemble, et la raie donne un point d’ancrage qui structure la coiffure. Sur un visage plutôt ovale ou allongé, l’effet est immédiat. C’est aussi une coupe polyvalente : un peu de produit pour un rendu soigné, ou un coiffage plus lâche pour quelque chose de décontracté.
Comment la demander à son coiffeur
Mieux vaut parler technique que tendre une photo en disant « la même ». Concrètement : un dégradé sur les côtés, en précisant s’il doit descendre jusqu’à la peau ou rester plus doux ; une longueur conservée sur le dessus pour pouvoir la coiffer vers l’avant ; une raie marquée d’un côté, avec ou sans trait rasé. La photo reste utile, mais comme support de discussion, pas comme une formule toute faite.
Les pointes décolorées de la finale
un choix risqué
Lors de la finale de Ligue des champions 2017, Ronaldo arborait des pointes éclaircies sur une chevelure plus longue. L’effet est joueur, estival, et il attire l’œil. Mais c’est le look le plus exigeant des trois, et pas pour des raisons de coiffage.
Décolorer ses pointes, c’est ouvrir la fibre du cheveu pour en retirer le pigment. L’opération fragilise le cheveu, qui devient plus sec et cassant si on ne l’accompagne pas. S’ajoute la repousse : la racine, restée naturelle, redevient visible en quelques semaines et impose des retouches pour garder un rendu propre. Ce n’est pas un geste qu’on fait une fois sans y repenser.
Éclaircir ses pointes fragilise durablement le cheveu et demande des retouches régulières à la repousse. Sur cheveux foncés, la décoloration vire facilement à l’orangé : mieux vaut passer par un professionnel qu’un kit maison, et prévoir des soins adaptés ensuite. Ce n’est pas parce qu’un look est rapide à copier qu’il est sans conséquence pour le cheveu.
Le buzz cut d’après-match
le geste radical
Après le sacre, Ronaldo a surpris en apparaissant le crâne presque rasé. Le buzz cut consiste à passer la tondeuse sur l’ensemble de la tête, sabot court et longueur homogène, parfois avec un léger dégradé sur les contours. C’est, paradoxalement, le look le plus simple à vivre des trois.
Sa simplicité est aussi sa contrainte : comme il ne laisse rien pour masquer, il met en valeur la forme du crâne et les traits du visage. Il va particulièrement bien aux visages aux traits marqués et aux mâchoires dessinées, et suppose une densité de cheveux à peu près régulière. En contrepartie, il ne demande presque aucun coiffage, juste un passage de tondeuse régulier pour garder la longueur constante. Pour qui en a assez de se coiffer, c’est une option redoutablement pratique — à condition d’assumer un changement qui ne se rattrape pas en une semaine.
Bien choisir selon son visage et son cheveu
L’erreur la plus courante consiste à choisir un look pour la photo, sans tenir compte de son propre cheveu. Or c’est lui qui décide en grande partie du résultat. Voici les grands repères pour s’orienter avant de s’asseoir dans le fauteuil.
| Profil | Look conseillé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Cheveu épais et droit | Quiff à raie | Tient le volume sans effort, dégradé bien net |
| Cheveu fin | Quiff court ou buzz cut | Le volume retombe vite ; le très court masque la finesse |
| Cheveu bouclé | Quiff texturé souple | Version moins sculptée du même esprit, naturelle |
| Visage rond | Quiff (volume vers le haut) | Allonge et structure le visage |
| Visage aux traits marqués | Buzz cut | Épouse et flatte une ligne de mâchoire dessinée |
Entretenir le look au quotidien
Un dégradé net est un effet qui s’entretient. La frontière entre côtés courts et dessus s’estompe avec la repousse, et c’est souvent là que la coupe « se perd ». Un passage régulier chez le coiffeur, à un rythme à caler avec lui selon la vitesse de pousse, garde le contraste lisible. Entre deux, c’est surtout le coiffage qui fait la différence.
Côté produits, le réflexe gel brillant ne sert pas tous les styles. Pour un quiff texturé moderne, une cire ou une pâte à fini mat donne de la tenue sans l’effet figé et luisant. On en applique une petite quantité sur cheveux secs ou légèrement humides, en travaillant la matière du bas vers le haut pour créer le volume, puis on dessine la raie. Le buzz cut, à l’inverse, ne demande aucun produit : un cuir chevelu propre et hydraté suffit. Inutile de surcharger — un excès de produit alourdit et trahit l’effort.
À retenir avant de franchir le pas
Trois idées simples. D’abord, il n’y a pas une coupe Ronaldo 2017 mais plusieurs, du quiff structuré au crâne rasé, avec des niveaux d’entretien très inégaux. Ensuite, le vrai marqueur commun, c’est le travail des côtés : le dégradé fait l’essentiel du style, bien plus que la longueur du dessus. Enfin, le point de départ n’est pas la photo mais son propre cheveu et son propre visage.
Quelle était la coupe de cheveux de Ronaldo en 2017 ?
Il en a porté plusieurs. Sur la saison, un quiff texturé : côtés courts en dégradé, dessus coiffé vers l’avant et raie marquée, souvent soulignée d’un trait rasé. Lors de la finale de Ligue des champions, des pointes décolorées sur cheveu plus long. Et juste après la victoire, un buzz cut très court.
Comment demander la coupe de Ronaldo à son coiffeur ?
Décrivez la technique plutôt que de montrer seulement une photo : un dégradé sur les côtés (jusqu’à la peau ou plus doux, à préciser), une longueur conservée sur le dessus pour la coiffer vers l’avant, et une raie marquée d’un côté avec ou sans trait rasé. La photo sert de support de discussion.
La coupe de Ronaldo va-t-elle à tout le monde ?
Pas telle quelle. Le quiff demande plutôt un cheveu épais pour tenir le volume ; un cheveu fin ou bouclé donnera une version différente, pas forcément moins réussie. Le buzz cut flatte les visages aux traits marqués mais met tout en valeur, sans rien masquer. Le mieux est d’adapter le look à son cheveu et à son visage.
Faut-il décolorer ses pointes comme lui ?
Ce n’est pas obligatoire pour retrouver l’esprit de ses coupes, et c’est l’option la plus contraignante. La décoloration fragilise le cheveu et impose des retouches à la repousse. Si vous y tenez, passez par un professionnel, surtout sur cheveux foncés, et prévoyez des soins adaptés.
Quel produit utiliser pour ce style ?
Pour le quiff, une cire ou une pâte à fini mat donne de la tenue et du volume sans l’effet luisant du gel. Une petite quantité suffit, travaillée du bas vers le haut. Le buzz cut, lui, ne demande aucun produit de coiffage : un cuir chevelu propre et hydraté suffit.
Une coupe de star bien adaptée vaut toujours mieux qu’une copie conforme qui ne tient pas. C’est ce dialogue avec son coiffeur, plus que l’imitation, qui donne un résultat qu’on a envie de garder.