Maquillage de Cléopâtre
reproduire le regard
Le trait noir étiré, la paupière dorée, l’œil dessiné : le look pas à pas, adapté à votre œil et à l’occasion.
Le maquillage de Cléopâtre repose sur un œil entièrement dessiné : un trait noir au ras des cils qui s’étire en pointe vers la tempe, une paupière colorée (or, cuivre ou bleu) et un regard souligné dessus comme dessous. Le reste du visage reste sobre pour laisser les yeux dominer.
- La signature : le trait noir étiré en pointe vers l’extérieur, qui allonge l’œil.
- La couleur : or ou cuivre pour une version lisible, bleu et turquoise pour l’effet cinéma.
- Le cadre : sourcils marqués, teint uni, bouche discrète, un seul point d’intensité.
- Deux niveaux : spectaculaire pour une soirée, allégé et portable au quotidien.
Le maquillage de Cléopâtre
de quoi parle-t-on vraiment
Un regard souligné de noir, un trait qui file vers la tempe, une paupière qui accroche la lumière : voilà ce qu’on reconnaît en une seconde quand on parle du maquillage de Cléopâtre. Le reste — la couleur exacte, l’or, le bleu — varie selon les images qu’on a en tête.
Et justement, il y a deux images. Celle de l’Égypte ancienne, où le contour des yeux se traçait au kohl, un fard sombre appliqué autour de l’œil, autant pour l’allure que pour se protéger de la réverbération du soleil. Et celle, beaucoup plus récente, héritée du cinéma : le visage d’Elizabeth Taylor en 1963, paupières bleu turquoise et or, trait démesuré. Cette version-là est une reconstitution de studio, pensée pour l’écran, pas un document historique.
Savoir d’où vient le look aide à le reproduire sans se tromper d’intention. Si l’objectif est un costume fidèle à l’imaginaire collectif, c’est la Cléopâtre de cinéma qu’on vise. Si l’on cherche quelque chose de plus sobre à porter vraiment, on garde le principe — l’œil dessiné, allongé — et on allège la couleur.
Les éléments qui composent le look
Le maquillage de Cléopâtre tient sur trois piliers : le noir qui cerne l’œil, la couleur posée sur la paupière, et un cadre général — sourcils, teint, bouche — qui laisse le regard prendre toute la place.
Le trait d’œil, signature du regard
C’est le cœur du look, celui sur lequel tout repose. Le noir ne se contente pas de border les cils : il s’étire au-delà du coin externe, en pointe, pour allonger l’œil et lui donner cette forme en amande relevée souvent appelée œil de biche, ou cat-eye. La ligne supérieure est franche, un peu épaissie vers l’extérieur. La ligne inférieure, elle, peut être soulignée aussi, ce qui referme l’œil dans un cerne sombre très caractéristique.
Le détail qui change tout tient dans un geste : la façon dont la pointe part vers l’extérieur. Trop courte, l’œil paraît fermé. Trop tombante, le regard s’affaisse. On y revient plus loin, parce que c’est là que se joue la réussite.
La couleur sur la paupière
Au-dessus du trait, la paupière mobile porte la couleur. Les teintes associées à Cléopâtre sont chaudes ou minérales : l’or, le cuivre, le bronze, mais aussi le bleu profond et le turquoise, plus proches de la version hollywoodienne. L’or reste le choix le plus lisible, celui qui évoque immédiatement l’Égypte sans virer au déguisement.
On peut jouer sur une seule couleur posée à plat, ou dégrader — une teinte claire près du nez, plus soutenue vers l’extérieur — pour un rendu plus travaillé. La matière compte : un fard légèrement satiné ou nacré attrape la lumière et donne cet effet de paupière qui brille discrètement.
Sourcils, teint et lèvres
Le reste du visage sert de cadre. Les sourcils sont dessinés, nets, plutôt marqués, sans être noircis à l’excès. Le teint reste uni et mat à moyennement lumineux ; on évite les joues trop colorées qui viendraient concurrencer le regard. La bouche, elle, se fait discrète : un nude, un rosé, un terracotta. Une lèvre trop rouge et trop appuyée déséquilibre l’ensemble, car deux zones fortes se disputent alors l’attention. Le principe est simple : un seul point d’intensité, les yeux.
Le matériel et les produits utiles
Pas besoin d’une trousse entière. Le look repose sur peu de produits, mais bien choisis. Pour le trait, deux options qui ne se valent pas selon le niveau. Le crayon kohl est tendre, facile à estomper, plus indulgent quand on débute : c’est le bon choix pour cerner l’œil d’un noir doux sans redouter la bavure. L’eye-liner — feutre, pinceau ou gel — donne un trait plus net, plus intense et plus tenace, idéal pour la pointe, mais il pardonne moins l’erreur. En clair : kohl si vous débutez et voulez un cerne souple, eye-liner si vous cherchez une pointe franche et une meilleure tenue. Beaucoup combinent les deux.
Côté couleur, un fard or ou cuivré suffit pour une version sobre ; on ajoute un bleu ou un turquoise si l’on vise le look spectaculaire. Un crayon à sourcils et un pinceau biseauté complètent l’essentiel. Le critère qui compte le plus, au moment de choisir, c’est la tenue : un maquillage aussi dessiné doit rester en place plusieurs heures sans filer. Une base sur la paupière empêche le fard de migrer dans le pli, et un fixateur prolonge nettement l’ensemble.
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Préparer la peau et les paupières
Sur une peau propre et hydratée, appliquer le teint habituel, puis une base sur les paupières. Elle unifie la couleur et l’aide à tenir toute la soirée.
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Poser le fard sur la paupière
Déposer la teinte principale — or, cuivre ou bleu — sur toute la paupière mobile, en insistant un peu vers l’extérieur. Rien de définitif : la couleur sert de fond au trait.
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Tracer la ligne supérieure et la pointe
Tracer au ras des cils, fin du côté du nez, plus épais vers l’extérieur. Puis prolonger : depuis le coin externe, tirer une pointe qui suit la direction de la ligne allant de l’aile du nez au coin de l’œil. Corriger la netteté avec un coton-tige à peine humide.
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Souligner la ligne inférieure
Pour le regard cerclé très caractéristique, souligner aussi la ligne du bas et la relier à la pointe. C’est ce qui donne l’œil entièrement dessiné.
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Cils, sourcils et bouche
Appliquer un mascara noir ; garder les faux-cils pour la version soirée ou costume, pas pour le quotidien. Vérifier les sourcils, reposer un voile de fard si besoin, finir par une bouche nude qui laisse les yeux parler.
Adapter le trait à la forme de son œil
C’est l’étape que la plupart des tutoriels sautent, et pourtant elle fait toute la différence. Un même trait ne rend pas pareil sur tous les yeux : la longueur et l’angle de la pointe se règlent en fonction de la forme naturelle du regard. Le tableau ci-dessous donne les repères, mais le principe tient en une phrase — la pointe doit toujours rouvrir l’œil, jamais suivre une paupière qui tombe.
| Forme de l’œil | Comment ajuster le trait |
|---|---|
| En amande | Suivre la forme naturelle et étirer : le tracé classique fonctionne presque tel quel. |
| Rond | Allonger davantage la pointe vers l’extérieur pour casser la rondeur et étirer le regard. |
| Tombant | Relever franchement la pointe vers le haut, sans la laisser suivre la paupière qui descend. |
| Paupière peu visible | Garder un trait fin au ras des cils et reporter l’intensité sur la pointe et le cerne inférieur. |
Un conseil mesuré, valable pour toutes : tracer les deux yeux en parallèle, un peu à chaque fois, plutôt que de finir un œil avant de commencer l’autre. La symétrie se contrôle bien mieux ainsi.
Version soirée ou version au quotidien
Le même look se décline en deux intensités, et c’est ce qui le rend vraiment utile au-delà d’une soirée déguisée. En version soirée ou costume, on assume tout : le cerne complet, la couleur soutenue, l’or et le bleu ensemble, les faux-cils, la pointe longue. C’est le moment où le maquillage devient un rituel, un peu théâtral, pensé pour la lumière artificielle et les photos.
En version quotidienne, on garde le principe et on retire l’excès. Un trait supérieur étiré, une pointe discrète, une touche d’or estompée sur la paupière, pas de cerne inférieur appuyé : l’œil est allongé, le clin d’œil à Cléopâtre est là, mais le maquillage reste portable au bureau comme en journée. C’est souvent cette version-là qui se révèle la plus flatteuse, parce qu’elle prend le geste juste sans la démonstration.
Ce maquillage, dense autour de l’œil, se retire en douceur : un démaquillant adapté aux yeux, sans frotter, préserve cette zone fragile. Le geste le plus soigné n’est pas toujours le trait, mais celui qui l’enlève le soir.
Le maquillage de Cléopâtre est-il fidèle à l’Égypte antique ?
En partie seulement. L’œil cerné de noir vient bien de la pratique antique du kohl, mais les paupières bleu turquoise et or très marquées qu’on associe à Cléopâtre viennent surtout du cinéma, notamment du film de 1963. C’est une image reconstituée, pas un document historique.
Faut-il un eye-liner ou un crayon kohl ?
Les deux conviennent. Le crayon kohl est plus tendre, plus facile à estomper et plus indulgent pour cerner l’œil, idéal quand on débute. L’eye-liner donne un trait plus net et plus tenace, parfait pour la pointe. Beaucoup combinent les deux.
Quelles couleurs choisir pour la paupière ?
L’or et le cuivre donnent le rendu le plus lisible et le plus sobre. Le bleu profond et le turquoise évoquent la version cinéma, plus spectaculaire. Pour un usage quotidien, une simple touche d’or estompée suffit.
Comment adapter le trait à un œil tombant ?
On relève nettement la pointe vers le haut, sans la laisser suivre la ligne de la paupière qui descend. Suivre la paupière accentuerait la chute ; remonter la pointe rouvre le regard.
Le trait juste ne s’obtient pas du premier coup, et c’est normal : il faut souvent recommencer une fois pour comprendre la précédente.