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Tendances coiffure

ce qui se porte, et ce qui vous ira vraiment

Une tendance qui va bien n’est pas la plus à la mode : c’est celle qui tient dans votre quotidien. Voici les grandes lignes du moment, et comment choisir.

Coiffeuse utilisant un fer à boucler sur une cliente devant un miroir doré, dans un salon
Réponse rapide

Les tendances coiffure du moment tiennent en trois mouvements : des coupes qui misent sur le mouvement plutôt que sur la rigueur (carré long, dégradé assagi, frange rideau), des couleurs plus naturelles et faciles à vivre (balayage, blond miel, châtain froid, touches cuivrées), et un vrai retour du cheveu peu entretenu. Le bon choix ne dépend pas de la mode, mais de votre visage, de la nature de votre cheveu et du temps d’entretien que vous êtes prête à y consacrer.

  • Les coupes : carré long, dégradé assagi, frange rideau — du mouvement, peu de coiffage.
  • Les couleurs : balayage et teintes naturelles qui pardonnent la repousse.
  • Le vrai critère : visage, nature du cheveu, temps d’entretien tenable.
  • Le brief coiffeur : des photos, de la franchise sur l’entretien.

Les tendances coiffure qui dominent en ce moment

Inutile de chercher une révolution capillaire chaque saison : les vraies tendances évoluent plus lentement que les articles qui les annoncent. Ce qui domine aujourd’hui se résume à une direction assez claire. On délaisse les coupes très construites et les couleurs très travaillées au profit d’un rendu plus souple — une frange qui s’ouvre au lieu de tomber au carré, un blond qui se fond au lieu de trancher — et surtout plus facile à entretenir.

Trois mouvements se recoupent. Les coupes cherchent le mouvement et la légèreté plutôt que la ligne parfaite. Les couleurs se rapprochent des teintes naturelles, avec des transitions douces qui pardonnent la repousse. Et le cheveu se porte davantage tel qu’il est — ondulé, épais, un peu indiscipliné — plutôt que lissé à l’excès. Ce n’est pas un hasard : derrière l’esthétique, il y a une envie très concrète de passer moins de temps, et moins d’argent, à entretenir sa tête.

Côté coupes

du carré long au dégradé assagi

Le carré long, souvent appelé lob, reste une valeur sûre. Il tombe entre le menton et les épaules, il structure sans enfermer, et il convient à une majorité de visages — c’est d’ailleurs souvent la coupe tendance conseillée quand on hésite, parce qu’il est difficile de se tromper avec.

Le dégradé fait aussi son retour, dans une version assagie par rapport aux coupes très effilées ou au wolf cut le plus radical. On garde l’idée de longueurs qui bougent et de mèches qui encadrent le visage, sans le côté hérissé qui imposait un coiffage quotidien. La frange rideau, ouverte sur les côtés, accompagne bien ces coupes : elle habille le regard et repousse facilement, ce qui évite l’effet piège des franges droites.

Pour les cheveux courts, la coupe pixie garde des adeptes, à condition d’assumer un passage plus fréquent chez le coiffeur pour la garder nette. C’est un point souvent passé sous silence : une coupe courte n’est pas forcément une coupe sans entretien.

Côté couleur

le naturel, le balayage et les nuances chaudes

En couleur, la logique est la même : on cherche ce qui vieillit bien entre deux rendez-vous. Le balayage domine parce qu’il éclaircit par zones, sans ligne de démarcation nette à la racine. La repousse se voit moins, et l’entretien s’espace. Le reste des tendances couleur du moment se range en trois familles.

Les blonds portables

Blond miel ou beige plutôt que blond très clair. Plus proches de la racine naturelle, ils demandent moins de retouches et jaunissent moins vite.

Les châtains froids

Châtain glacé ou cendré pour de la profondeur sans reflets dorés. Une option sobre qui flatte beaucoup de carnations.

Les nuances chaudes

Cuivré, auburn, roux discret : elles reviennent dès que les journées raccourcissent et réchauffent le teint.

Les mèches plus claires qui encadrent le visage, parfois appelées money piece, permettent d’illuminer sans se lancer dans une décoloration complète. Un principe traverse toutes ces options : plus on s’éloigne de sa couleur naturelle, plus l’entretien devient lourd, en salon comme à la maison. Une couleur magnifique le jour J mais intenable au bout de six semaines n’est pas une bonne couleur — c’est un arbitrage à poser avant de s’asseoir dans le fauteuil, pas après.

Choisir une tendance qui vous va vraiment

Une tendance n’est utile que si elle vous va, et ce qui le détermine n’a rien de mystérieux : trois critères suffisent le plus souvent.

Le premier, c’est la forme du visage. Une coupe qui allonge un visage rond ne rendra pas le même service sur un visage déjà allongé ; les mèches encadrantes, la longueur, la présence ou non d’une frange se décident en fonction. Le deuxième, c’est la nature du cheveu. Un cheveu fin ne tiendra pas un dégradé trop léger sans paraître clairsemé ; un cheveu très bouclé n’aura pas le même rendu qu’en photo sur cheveu lisse. Le troisième, souvent oublié, c’est le temps d’entretien réellement disponible : une couleur qui exige un rendez-vous toutes les quatre semaines, ou une coupe qui suppose un brushing quotidien, n’est pas tenable pour tout le monde.

La bonne coupe n’est pas la plus impressionnante en salon : c’est celle que vous saurez recoiffer seule le mardi matin.

En parler à son coiffeur, au Fuilet comme ailleurs

Les tendances ne sont pas géographiques. Ce qui se porte au Fuilet se porte aussi à Cholet, à Angers ou à Paris : la différence ne tient pas au lieu, mais à la façon dont un professionnel adapte une idée à votre tête. D’où l’importance de bien briefer son coiffeur, surtout quand on tient à un salon de proximité qu’on ne veut pas quitter.

Quelques réflexes aident vraiment. Apporter deux ou trois photos plutôt qu’une seule, en montrant aussi bien le résultat souhaité que des textures de cheveux proches de la vôtre. Dire franchement combien de temps vous consacrez à vos cheveux le matin, pour qu’il calibre la coupe en conséquence. Et poser la question de l’entretien avant de valider : à quelle fréquence il faudra revenir, ce que cela implique à la maison. Un bon coiffeur préférera toujours cette franchise à une demande floue suivie d’une déception.

Avant le rendez-vous, posez-vous une seule question honnête : combien de minutes êtes-vous réellement prête à consacrer à vos cheveux chaque matin ? La réponse oriente la coupe et la couleur plus sûrement que n’importe quelle photo d’inspiration.

Quelle coupe est tendance en ce moment ?

Le carré long (lob) reste la coupe la plus consensuelle, suivie des dégradés assagis avec mèches encadrantes et de la frange rideau. Ce sont des coupes qui misent sur le mouvement et se recoiffent facilement.

Quelle couleur de cheveux choisir ?

Les tendances vont vers le naturel et le facile à vivre : balayage, blond miel ou beige, châtain froid, touches cuivrées. Plus la couleur s’éloigne de votre teinte naturelle, plus l’entretien est exigeant, ce qui doit peser dans le choix.

Comment savoir ce qui me va ?

Trois critères : la forme de votre visage, la nature de votre cheveu (fin, épais, bouclé) et le temps d’entretien que vous pouvez y consacrer. Une coupe tenable au quotidien vaut mieux qu’une coupe spectaculaire mais ingérable.

Comment demander une coupe tendance sans être déçue ?

Apportez plusieurs photos, montrez des textures de cheveux proches de la vôtre, dites combien de temps vous passez à vous coiffer le matin, et posez la question de l’entretien avant de valider. Un coiffeur adapte une tendance à votre tête, il ne la copie pas à l’identique.

La coiffure qui fait envie sur un écran et celle qui tient dans une semaine ordinaire sont rarement la même. C’est cet écart, plus que la tendance elle-même, qu’il faut arbitrer.