Mains couvertes d'argile présentant un pot fraîchement tourné au-dessus d'un tour de potier, hobby créatif
Art de vivre · Hobbies

Hobbies

signification, traduction et bon usage du mot

Définition exacte, étymologie du cheval de bois au dada, pluriel correct et réponse à la question rituelle des anglophones.

Réponse rapide

« Hobbies » est le pluriel de « hobby » : une activité pratiquée par plaisir pendant le temps libre, de façon régulière et sans but professionnel. La traduction française la plus proche est « passe-temps » ou « loisir favori ».

  • Traduction : passe-temps, loisir favori — ou « violon d’Ingres » pour un hobby pratiqué avec sérieux.
  • Origine : de « hobby-horse », le cheval de bois des enfants — le même trajet que le « dada » français.
  • Pluriel : « hobbies » (forme anglaise) et « hobbys » (forme francisée) sont tous deux admis.
  • Usage courant : répondre à « What are your hobbies? » avec « I enjoy » + verbe en -ing.

Hobbies

la définition simple

Le mot « hobbies » est le pluriel de « hobby » : une activité que l’on pratique par plaisir, pendant son temps libre, sans en faire son métier. La photographie du dimanche, la poterie du mardi soir, la collection de vinyles, le jardinage, la course à pied : tout cela entre dans la définition, du moment que l’activité est choisie, régulière et pratiquée pour elle-même.

En français, la traduction la plus juste est « passe-temps » ou « loisir favori ». Le mot figure tel quel dans les dictionnaires de référence — Larousse, Le Robert, le Dictionnaire de l’Académie française — et son usage est installé dans la langue courante depuis des décennies, au même titre que « week-end ». On peut donc l’employer en français sans se justifier, à l’oral comme à l’écrit.

Si la requête est souvent tapée en anglais — « hobbies meaning » —, c’est que le mot surgit précisément dans les contextes anglophones : un cours d’anglais, un formulaire, une conversation où la question « What are your hobbies? » finit toujours par tomber. On y reviendra, car c’est le vrai usage caché derrière la définition.

D’où vient le mot

une étymologie plus drôle qu’il n’y paraît

« Hobby » est l’abréviation de « hobby-horse », le cheval de bois à bâton sur lequel galopaient les enfants. Par image, les anglophones ont appelé « hobby-horse » puis « hobby » l’activité que l’on enfourche avec un plaisir enfantin, celle sur laquelle on « part » dès qu’on a un moment — exactement comme on monte un cheval imaginaire.

Le plus savoureux, c’est que le français a fait le même trajet avec un autre mot : « dada ». Le dada, c’est d’abord le cheval dans le langage des enfants, puis, par glissement, le sujet ou l’activité favorite — « la généalogie, c’est son dada ». Deux langues, deux chevaux de bois, une même idée : le loisir qui nous emporte.

Le mot « hobby » s’est installé dans l’usage français au XXe siècle, porté par la culture anglo-saxonne des loisirs. Et pour le hobby pratiqué avec un sérieux d’expert, le français garde une expression plus élégante encore : le « violon d’Ingres », en souvenir du peintre qui se piquait d’être violoniste.

Hobby, loisir, passe-temps, passion

quelle différence ?

Ces quatre mots se recouvrent, mais ne disent pas tout à fait la même chose, et c’est souvent cette nuance que cherche celui qui tape la requête.

Le loisir est le terme le plus large : c’est le temps libre lui-même et tout ce qu’on en fait, de la sieste au sport. Le passe-temps est plus léger : une occupation qui aide à remplir agréablement les heures — les mots croisés dans le train relèvent du passe-temps. Le hobby suppose davantage : une activité choisie, régulière, dans laquelle on s’investit et on progresse. On ne dit pas d’une personne qui a regardé trois tutoriels de tricot qu’elle a un hobby ; on le dit quand les aiguilles ressortent chaque semaine et que les écharpes s’accumulent.

La passion, enfin, ajoute l’intensité : elle occupe les pensées bien au-delà du temps qu’on lui consacre, quitte à déborder sur le reste.

Un hobby se range le soir ; une passion s’invite à table.

Le motCe qu’il ditExemple type
LoisirLe temps libre et tout ce qu’on en faitUne soirée sans programme
Passe-tempsUne occupation légère qui remplit les heuresLes mots croisés dans le train
HobbyUne activité régulière dans laquelle on progresseLa poterie du mardi soir
PassionL’activité qui déborde sur les pensées et le quotidienLe potager dont on parle à table

Hobbys ou hobbies

comment l’écrire au pluriel ?

C’est la question orthographique classique. Deux pluriels sont admis par les dictionnaires français : « hobbies », le pluriel anglais d’origine, et « hobbys », le pluriel francisé recommandé par les rectifications orthographiques. Le Robert et Larousse enregistrent les deux formes.

Dans l’usage réel, « hobbies » reste le plus fréquent, sans doute parce que la forme anglaise est celle qu’on lit partout. Mais « des hobbys » n’est pas une faute — c’est même la forme cohérente avec la francisation du mot, sur le modèle de « des scénarios » ou « des matchs ».

La règle à retenir

Si vous écrivez en français, « hobbies » et « hobbys » sont tous deux corrects. Choisissez une forme et tenez-vous-y dans un même texte.

« What are your hobbies? »

employer le mot en anglais courant

Derrière la recherche « hobbies meaning », il y a très souvent cette situation : un cours d’anglais, un échange avec un correspondant, un entretien, et cette question rituelle du small talk anglophone — « What are your hobbies? », littéralement « quels sont vos passe-temps ? ».

La réponse attendue est simple et suit presque toujours le même patron : « I enjoy » ou « I like » suivi d’un verbe en -ing. Inutile de chercher une tournure sophistiquée : la question n’est pas un test de vocabulaire, c’est une invitation à engager la conversation. La meilleure réponse est celle qui donne un point d’accroche — une activité précise plutôt qu’un générique « sport and music », qui referme l’échange au lieu de l’ouvrir.

En conversation

Simple et ouvert

« I enjoy hiking and baking — I try a new pastry recipe almost every weekend. » Une activité précise, un détail concret : l’interlocuteur a de quoi rebondir.

En entretien

Précis et relié à soi

« I’ve been playing volleyball in a local team for five years — I like the team spirit. » Une pratique régulière et ce qu’elle dit de vous, sans en faire un argument commercial.

Petit repère culturel au passage : dans les pays anglo-saxons, la question est posée très tôt, y compris en contexte professionnel, parce que les hobbies y sont perçus comme un raccourci vers la personnalité. En France, on la réserve plutôt aux conversations privées. Savoir cela évite d’être surpris — et donne une raison de plus d’avoir sa réponse prête.

Que veut dire « hobbies » en français ?

C’est le pluriel de « hobby » : une activité pratiquée par plaisir pendant son temps libre. Les traductions les plus justes sont « passe-temps », « loisirs favoris » ou, pour un hobby pratiqué avec sérieux, « violon d’Ingres ».

Hobby est-il un mot français ?

C’est un anglicisme, mais il figure dans les dictionnaires de référence (Larousse, Le Robert, Dictionnaire de l’Académie française) et son usage est installé depuis des décennies. On peut donc l’employer en français correct, comme « week-end » ou « match ».

Quelle est la différence entre un hobby et une passion ?

L’intensité. Un hobby est une activité régulière et investie qui reste à sa place dans l’emploi du temps ; une passion occupe les pensées au-delà du temps qu’on lui consacre. Le hobby se range le soir, la passion s’invite à table.

Comment écrit-on hobby au pluriel ?

Les deux formes sont admises : « hobbies » (pluriel anglais, le plus courant) et « hobbys » (pluriel francisé, recommandé par les rectifications orthographiques). L’essentiel est de garder la même forme dans un même texte.

Comment répondre à « What are your hobbies? » ?

Avec le patron « I enjoy » ou « I like » suivi d’un verbe en -ing : I enjoy hiking, I like baking. Citez une ou deux activités précises plutôt qu’un générique « sport and music » : la question sert surtout à lancer la conversation.

Le mot a beau être anglais, ce qu’il désigne ne l’est pas : un dada, un violon d’Ingres, une heure à soi — chaque langue a trouvé son image pour le loisir qui nous emporte.